le déjeuner de la petite ogresse

Création 2007. Chorégraphie : Laurence Wagner - Interprète : Audrey Desbois - Musique : Laurent Perrier - Voix off : Christophe Delmond - Lumières : Bruce Tumbarello - Décors : Franck Dautais - Costumes : Judith Chaperon

Une petite fille espiègle nous entraîne dans l’univers de sa chambre. Sa solitude la conduit peut-être à s’inventer une histoire, pourquoi pas celle d’une ogresse ? Animale ou humaine, cette petite ogresse est simplement différente : elle mange des enfants…

Pour les plus petits, l’histoire contée est une porte d’entrée privilégiée dans l’imaginaire et à partir de là dans l’espace, dans le mouvement. Inspiré du livre d'Anaïs Vaugelade, Le déjeuner de la petite ogresse met en lien l’écriture littéraire et l’écriture chorégraphique afin de raconter l’histoire d’une rencontre déroutante qui touche au sujet de la peur et de l’appétit à l’entretenir avec une légèreté insouciante.

Laurence Wagner adapte cette histoire sous la forme d’un solo. Elle a choisi pour l’interpréter une danseuse qu’elle fait travailler sur un double personnage : une ogresse mythique et effrayante, et une fillette amusante et sarcastique. L’ogresse évolue dans une danse animale, ancrée au sol, déstructurée, absorbant et modifiant l'espace. La fillette est décalée et ambiguë, sa danse est plus démonstrative, charmeuse jusqu'à l'excès.

L'essentiel du texte du livre est repris, remodelé en fonction des nécessités de la dramaturgie et interprété tantôt par la fillette, tantôt par un comédien en voix off. Rien n'est explicatif, c'est le subtil amalgame du texte et du mouvement qui réinvente l'univers de la pièce.
Le décor est composé de bâtons de bois naturel, éparpillés comme un jeu de construction qui se monte ou se démonte tout au long de l’histoire, apportant des changements d'espace et d'univers.
Laurence Wagner a confié la musique à Laurent Perrier, musicien électroacoustique, et l'a contraint à travailler avec un chansonnier, Christophe Delmond, sur certaines parties. L'assemblage des deux univers donne une bande son originale, balançant des rythmes synthétiques à des mélodies naïves, des basses à la légèreté d'un son de guitare sèche.